Mairie de Evry-Grégy-sur-Yerres       Canton de Brie-Comte-Robert

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HISTOIRE DE LA COMMUNE

EVRY-GREGY

COMMUNE D’EVRY-LES-CHATEAUX

Avant le XVIIIe siècle, le nom composé de la commune n’était pas officiellement le même que celui d’aujourd’hui. On nommait le village Evry-en-Brie. Ce surnom des Châteaux se rattache à deux circonstances : la première, qui se résume par une indication d’emplacement et remonte jusqu’au XIVe siècle ; la seconde, par un fait matériel consigné dans plusieurs chroniques. En 1572, Jean le Charron et René de Villequier se partagèrent par moitié le domaine seigneurial d’Evry, qui prit un double nom, celui d’Evry-sous-Grégy, et celui d’Evry-le-Plessis. L’ancien emplacement de ces châteaux, qui n’ont survécu que dans la tradition et le partage de 1572, ont dû engendrer le nom actuel. Evry, nommé au moyen âge Everiacum, est évidemment d’une fort ancienne origine. La racine celtique qui se retrouve dans son nom latinisé, éveille l’idée d’un lieu situé aux abords d’une plaine ou d’un pâturage. La topographie du village est parfaitement d’accord avec l’étymologie. Evry est sur une côte, au nord d’une plaine immense. Ce qui donne quelque crédit à la réminiscence féodale traduite par la contrée des châteaux, c’est la trace laissée par des seigneurs d’Evry au moyen âge. A la fin du XIIe siècle, en 1173, l’Abbaye d’Yerres reçut en don, de Manassès d’Evry, deux setiers de froment. Jean d’Evry est cité, en 1270, comme faisant partie de la croisade commandée par saint Louis. Evry, placé aux portes de Brie-Comte-Robert, subit nécessairement les vicissitudes de la petite ville sa voisine. Toutefois le fief d’Evry ne relevait pas du seigneur de Brie. le fief dominant était le château de Corbeil, ainsi que l’établissent les lettres patentes de Charles IX qui ratifièrent le partage opéré par jean le Charron et René de Villequier. La dernière famille qui posséda la seigneurie était celle de Brunet de Rainy, qui fut inhumé en 1717, dans l’église du village. Le propriétaire actuel du château porte encore le nom de Brunet, auquel il a ajouté le titre de Marquis. L’église nous paraît par son voisinage et par ses dispositions avoir servi de chapelle à l’ancien château fortifié. Elle est le seul vestige des anciens édifices qui couronnaient le monticule où s’élève le château. Quoique cette construction, dans son ensemble, ne présente aucun caractère de nature à motiver une description, elle n’en a pas moins le mérite de se révéler comme un témoin des événements de l’histoire et comme un échantillon des différents caractères de l’architecture religieuse depuis le XIIe siècle jusqu’au XVIe. Au choeur des colonnes encore décorées des chapiteaux de la transition du XIIe au XVIe siècle attestent tout à la fois l’ancienneté de la seigneurie d’Evry, et l’importance, aujourd’hui hypothétique, du manoir dont l’église était l’annexe. Le château fort est tombé depuis plus de trois cents ans, avec la civilisation dont il exprimait les nécessités ; l’église, exposée sans défense, aux ravages des bandes commandées par les hauts barons, aux destructions furieuses qui, pendant un siècle, firent cortège aux partisans anglais et bourguignons, et depuis aux malandrins, aux tards venus, aux soldats des Ligueurs, des Huguenots, des Frondeurs, aux armées de la coalition européenne, l’église est restée debout. Les siècles suivants ont relevé les ruines faites par le temps et par les événements. Le propriétaire du château a fait bâtir, contiguë au choeur de l’église, une chapelle couvrant le caveau de famille, couronnée par un clocheton quine manque pas d’élégance, et a du rapport avec le style du château lui-même. Le village ne contient qui mérite d’être relevé. Il se compose de files de maisons disparates, placées sans goût, sans orientation, et dont l’entretien laisse à désirer. Ses dépendances sont dans le même style, sauf une ferme, récemment bâtie, qui a l’aspect d’un petit château. Je citerai cependant un point de vue où l’on domine une partie de la vallée de l’Yerres, la route de Melun à Paris par Brie, et d’où l’on découvre, à plus de cinq kilomètres, Grisy, Brie, Combs-la-Ville, Moissy, Réau, et plus près Grégy. Par les temps clairs, on peut même apercevoir le fort de Villeneuve-Saint-Georges, qui est à environ seize kilomètres. Les habitants d’Evry se livrent aux travaux de la culture, non sur leurs propres biens, mais sur la terre de fermes appartenant au propriétaire du château qui a les deux tiers du territoire à lui seul. Trois autres familles ont le sixième et les habitants se partagent l’autre sixième qui se compose de quelques parcelles de terre labourable et de vignes dont un grand nombre sont délaissées. Il n’y a aucune industrie. Les familles dans l’aisance sont rares, et les autres ont du mal à faire honneur à leurs affaires.

Evry-les-Chateaux, le 15 novembre 1888 L’instituteur, Crutel

EVRY-LES-CHATEAUX

Le village d’Evry est situé sur une côte élevée, au-dessus de la rivière d’Yerres, à l’extrémité septentrionale d’une vaste plaine qui s’étend au sud et à l’ouest jusqu’à la Seine, près de la route de Paris à Genève, à trois lieues nord de Melun et à une lieue et demie de Brie-Comte-Robert. Les plus anciens monuments qui font mention d’Evry l’appellent Everiacum sans que l’on puisse donner une étymologie satisfaisante de ce nom. Il est écrit dans les actes publics du XVIe siècle Esury ou Esvry. On l’appelait encore en 1692 Esvry ou Esury ; en Brie il ne porta pour la première fois le titre d’Evry-les-Chateaux qu’en 1701.

L’église d’Evry existait dès la fin du XIIe siècle ou au plus tard au commencement du XIIIe ; du moins certaines parties sont-elles de cette époque comme le choeur et la tour ; le reste est plus moderne. Un habitant du lieu, aussi recommandable par son savoir que par son rang, m’a dit que l’on faisait le conte que, lors de la conquête des Romains, César, ou plutôt Labenius, parvint à Evry où il voulait faire reposer son armée, parce qu’il espérait y trouver des vivres et de l’eau pour abreuver les chevaux ; mais les Gaulois avaient détruit les moissons, ravagé les prairies ; la rivière était desséchée par les chaleurs de l’été, et chaque soldat, mourant de faim et de soif, s’étant écrié : Esurio, le nom en est resté au village. Je n’ai pas besoin d’observer que le narrateur ne croyait pas à la vérité de cette histoire que rien ne constate. Le surnom des Châteaux vient de ce que la terre a été partagée en deux seigneuries ; ou bien de ce que, dès le XIVe siècle, il y avait sur le territoire de la commune un lieu que l’on appelait les Châteaux. En 1173, Manasses de Everiaco fit présent à l’abbaye d’Yerres de deux setiers de froment à prendre dans sa grange d’Evry.

En 1270, Jean de Evriaco accompagna Saint Louis à la croisade.

En 1572, René de Villequier et Jean le Charron, président en la cour des aides, obtinrent de Charles IX des lettres patentes qui leur permettaient de partager cette terre, relevant en une seule foi du château de Corbeil, en deux parts, dont l’une serait appelée Evry-vers-Grégi, et l’autre Evry-le-Plessis ; chacun de ces seigneurs avait ses officiers de justice.

En 1717, Etienne Brunet de Raincy, seigneur d’Evry, fut enterré dans l’église de ce lieu ; depuis, la famille Brunet a toujours possédé cette terre.

Le château, bâti en grès et en briques, flanqué de quatre tourelles, d’un aspect très pittoresque, est un édifice du XVIe siècle ; il commande le coteau.

Le village d’Evry, dont la population est de 450 habitants, renferme plusieurs écarts. Ce sont :

1° Vernelle, ferme, ancien prieuré à l’est et à un demi-quart de lieue de la commune, dans un vallon sur la rive gauche de l’Yerres ; c’était d’abord un petit couvent qui fut fondé dans le XIIe ou XIIIe siècle.

2° Mardilly, hameau à l’est-sud-est de la commune, dans un vallon sur le bord de la rivière d’Yerres.

En 1161, un Simon de Mardilly épousa Helisende de Garlande. Un des fiefs de Mardilly avait basse justice et droit d’amende jusqu’à soixante sous ; de lui relevaient sept autres fiefs au hameau de Cordon et aux environs. Un autre fief s’appelait fief de l’Erable ; il y a encore sur le territoire de la commune un bois qui porte ce nom.

3° Le Saussoy, ferme au sud-est d’Evry entre Mardilly et la commune.

4° Tremblesseaux, hameau Trembleceau, Tremble-cel, Trembleseau, Tremulicellum, lieu où il y avait beaucoup de petits rembles. Connu en 1212, ce hameau est situé au sud dans une plaine, sur le bord de la route de Genève. Les productions de son territoire sont surtout en grains ; il y a aussi des vignes et du bois.


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lundi 22 octobre 2012
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par PLUTON

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